Geneviève Azam, d’ATTAC parle de l’ambiance de la marche d’ouverture, des enjeux du FSM de Dakar par rapport au G8 et G20 :
FSM Dakar G.Azam
envoyé par Attac_France. - L'actualité du moment en vidéo.
Gus Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) revient sur les enjeux et le rapport avec le G8-G20.
FSM Dakar Gus Massiah sur les enjeux, le rapport avec G8-G20
envoyé par Attac_France. - L'info internationale vidéo.
samedi 12 février 2011
mercredi 2 février 2011
Le Forum Social Mondial 2011 à Dakar

Chico Whitaker, Christophe Aguiton, Michel Warscharwski lors du FSM 2004 à Mumbai
Des caravanes de l’Ouest africain en route vers Dakar !
La mobilisation des mouvements sociaux est vitale pour la réussite du FSM
Plusieurs caravanes composées d’activistes de différents mouvements sont donc parties ces derniers jours de différents pays d’Afrique de l’Ouest afin de sensibiliser les populations et de convaincre un maximum de personnes de participer au processus FSM. Plusieurs milliers de kilomètres sont parcourus en bus par les caravaniers. Le CADTM apporte un important soutien humain et financier à cette initiative créative et militante. Pour suivre les activités des caravanes parties de Cotonou le 23 janvier, lisez le carnet de route de Pauline Imbach, Zinaba Aboudou Rasmane et Samir Abi[2]. Des centaines de caravaniers rejoindront Kaolack (au sud-est de Dakar) le 4 février où les attendront les participantes d’une rencontre internationale sur les luttes féministes organisée par le CADTM. En effet, les 3 et 4 février, l'APROFES (Association pour la promotion de la femme sénégalaise, membre du CADTM) et le réseau international CADTM organisent à Kaolack deux journées de formation et de débat sur le féminisme. Pour la clôture de cette activité, on attend une participation de plusieurs centaines de femmes.
Souce : CADTM
Texte de Chico Whitaker
Francisco "Chico" Whitaker Ferreira (né en 1931), est un architecte brésilien,militant politique et social. Chico Whitaker est membre de l'organisation des FSM depuis la première édition qui s'est tenue en 2001 à Porto Alegre au Brésil, .

Le 6 février, la marche d’ouverture du Forum Social Mondial de 2011 commencera à remplir les rues de Dakar, au Sénégal. Les caravanes qui croiseront l’Afrique pour y arriver ont déjà laissé leurs points de départ. Les multiples délégations venant des autres continents – dont quelques unes réunissant plusieurs centaines de personnes, d’autres plus modestes à cause du plus long chemin à faire – commencent à fermer leurs valises pour prendre les avions. Les membres des organisations africaines qui « facilitent » la réalisation de cet évènement passent leurs dernières nuits sans dormir pour résoudre les derniers problèmes avant la séance d’ouverture. On ne s’attend pas a un immense Forum, comme le dernier en 2009 à Belem, au Brésil, avec ses 150.000 participants. Cela par la simples raison qu'autour de 80% de ces participants viennent en général du pays ou région où il a lieu, et le Sénégal a 15 fois moins d’habitants que le Brésil. Mais ce Forum aura du succès dans beaucoup d’autres aspects. Les participants des autres pays du monde seront très nombreux. Lula, ex-Président du Brésil, y sera comme citoyen. Le nombre moins important des présents à Dakar sera compensé par un grande nombre de conférences par internet avec des groupes et Forums locaux réunis partout dans le monde (seulement en France il y aura 70 !...) – le « Dakar étendue », une nouvelle dimension décisive des Forums Mondiaux. De même la Diaspora Africaine sera l’objet de plusieurs manifestations la renforçant comme réalité politique. Les Forums ayant lieu avant le FSM se sont préparés avec une énergie redoublée, comme celui des scientifiques engagés pour la démocratie, dont le premier s’est réalisé en 2009 à Belem et comme celui des théologiens, qui est né avec le premier FSM à Porto Alegre en 2001.
Après dix ans d’articulation de la société civile, rendue possible par « le processus FSM », chacune des activités auto-organisées, qui donnent du contenu aux discussions dans l’espace du Forum et aux propositions qu’y sont faites, sont maintenant le résultat de l’association d’un plus grand nombre d’organisations et ont gagné de la densité.
L’accumulation des analyses, des dénonciations et des propositions pour changer le monde, faites dans les Forums précédents, a permis de voir plus clairement les grands dangers que le monde subit actuellement, de même que la nécessité d’enraciner maintenant la notion d’universalité dans les valeurs du sud du monde, et que l’ensemble des crises vécues aujourd’hui constituent une vraie crise de civilisation. Beaucoup plus voient chaque fois plus nettement que cela exige des nouveaux paradigmes pour que l’humanité retrouve son chemin vers la paix, la justice et l’amour, et pour que la planète Terre ne soit pas détruite par l’irrationalité de la lutte pour le profit et par une globalisation dictée par les intérêts de l'argent, en détriment des besoins des être humains. Voilà qu’un important pas en plus sera donné en février à Dakar pour construire l’autre monde possible, qui se montre absolument nécessaire et qui est devenu extrêmement urgent.
31012011
Extrait d'un entretien lors du FSM de Mumbai du 16 au 21 janvier 2004
"Le forum social n'est qu'un espace pour rendre des rencontres possibles entre les organisations . Si les mouvements ne prennent pas des initiatives en utilisant notamment le Forum Social comme lieu pour articuler leurs actions entre elles, rien ne se fera. Par exemple sur l'Eau, les associations qui travaillent dans ce domaine doivent se concerter entre elles pour élaborer des propositions et faire pression sur les gouvernements pour faire changer les choses.
Il ne faut pas que tout le monde participe a tout les forums sociaux. Il faut savoir aussi organiser les niveaux : les associations locales s'organisent localement, les associations nationales a l'échelle du pays... Les forums sociaux doivent surtout se développer localement, c'est un processus qui va certainement monter dans les mois qui viennent. C'est aussi à chaque forum de s'organiser, de choisir ses thèmes. Il faut concevoir les forums comme des réseaux qui doivent fonctionner dans une perspective de non directivité. Il faut aussi trouver le moyen de pérenniser ces espaces de travail qui sont importants pour sortir des particularismes de chaque organisation et faire travailler les associations ensemble."
dimanche 23 janvier 2011
Impact de la crise ivoirienne sur le Burkina Faso, exemple le coton

Le Burkina Faso, premier producteur de coton d`Afrique subsaharienne mais sans accès à la mer, va exporter sa production via les ports de Tema et de Lomé et non plus d'Abidjan à cause de la crise postélectorale ivoirienne, a-t-on appris mercredi (le 19 janvier 2011) de source officielle.
« A cause de la crise (en Côte d`Ivoire), nous détournons l'évacuation de notre coton vers les ports de Lomé (Togo) et de Tema (Ghana). Ça fait naturellement des frais supplémentaires », a déclaré à la presse Célestin Tiendrébéogo, directeur général de la Société des fibres et textiles du
Burkina Faso (SOFITEX), la principale société cotonnière du pays.
« Aujourd`hui nous ne pouvons pas apporter ces marchandises au port d`Abidjan parce qu`il y a un risque potentiel que ce coton ne soit pas exporté pour un problème de navire ou même qu'on ne trouve pas toute la sécurité nécessaire au niveau des installations portuaires», a-t-il fait valoir.
Selon lui, les surcoûts atteindront 25 FCFA (1 EUR = 656 FCFA) par kilogramme de fibre de coton.
Le port d`Abidjan, débouché maritime par lequel le Burkina Faso mais aussi le Mali et le Niger, pays enclavés d`Afrique de l`Ouest, exportent et importent des marchandises, a servi au cours des deux dernières années à l`évacuation de 60% du coton burkinabè.
Le Burkina qui exporte 80% de son coton vers la Turquie et les pays d`Asie en a produit cette année 475.000 tonnes, en baisse par rapport aux 530.000 tonnes de 2010.
Quelques 20.000 tonnes de marchandises burkinabè sont en ce moment bloquées au port d`Abidjan, selon des sources proches du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC).
Le port d`Abidjan fait partie des onze "entités" économiques ivoiriennes sanctionnées par l`Union européenne qui a reconnu, comme la quasi-totalité de la communauté internationale, Alassane Ouattara vainqueur de la présidentielle du 28 novembre en Côte d`Ivoire, et demande au chef d`Etat sortant Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, ce qu`il refuse.
Source : abc Burkina n° 406
mardi 21 décembre 2010
Combat pour la souveraineté alimentaire et la solidarité internationale

Le 3 décembre 2005 (peu avant la réunion ministérielle de l’Organisation Mondiale du Commerce à Hong-Kong), la Confédération Paysanne du Faso a fait preuve de maturité. Pour la première fois de son histoire la population de Ouagadougou a été témoin d'une marche, et d'un rassemblement de 2 500 paysans, venus des 45 provinces du pays, place de la Nation. Ils réclamaient la reconnaissance du droit de souveraineté alimentaire. Parmi eux, les femmes peules d’Hamdalaye (un quartier de Ouagadougou) sont sortie nombreuses avec de grandes calebasses sur lesquelles on pouvait lire « Cowbell n’est pas notre lait ! »
Par là, elles réagissaient à une campagne publicitaire en faveur du lait en poudre importé (Cowbell est une marque sud-africaine) qui disait, au contraire : « Cowbell, notre lait ». A cette occasion, j’ai pris quelques photos, dont la photo ci-contre. Et voici que l’unique vache de cette femme (une veuve) est morte il y a quelques jours. Elle n’avait que le lait que lui donnait sa vache pour vivre. Or je sais que cette photo a fait le tour du monde. Elle a même fait la couverture de plusieurs revue.
J’ai pensé qu’il était bon d’informer de la situation de cette femme tous ceux qui ont utilisé cette photo, ainsi que les lecteurs de cette lettre hebdomadaire. Nous sommes nombreux à nous battre pour que le droit à la Souveraineté alimentaire soit mondialement reconnu. Il est bon de savoir que parmi nous, il y a des femmes et des hommes qui ne sont même pas assurés du nécessaire. Cette femme en fait partie.
A l’occasion de la fête de Noël et de la nouvelle année, je me propose de servir d’intermédiaire entre cette veuve et ceux qui accepteraient de faire un don pour qu’ensemble nous puissions lui offrir une vache. Que tous ceux qui souhaiteraient manifester ainsi leur solidarité répondent à cette lettre, ils recevront les indications nécessaires pour que leurs dons parviennent rapidement à cette femme.
Si vos dons dépassent les besoins de cette femme, nous offrirons une vache à d’autres veuves d’Hamdalaye qui sont dans une situation semblable (elles sont au moins 6). Par la suite, s’il y avait un reliquat, je me propose de l’utiliser pour équiper une mini laiterie dans un quartier peul de l’intérieur du pays. Vous seriez informés.
Koudougou, le 16 décembre 2010
Maurice Oudet
Président du SEDELAN
Lettre abcBurkina n° 401 : sedelan@abcburkina.net
mardi 14 décembre 2010
A quoi sert l'indépendance quand on a faim ?
Manifestation des femmes productrices de lait juin 200711 décembre 2010 : Le Burkina Faso fête les 50 ans de son indépendance 50 ans sans véritable politique agricole et alimentaire, c'est long !
Ce samedi 11 décembre, le Burkina Faso est en fête : il fête ses 50 ans d'indépendance. Le Burkina est en fête, mais qu'en est-il des burkinabè ? Sans doute la ville de Bobo-Dioulasso est en fête, elle qui accueille les festivités de cet aniversaire. Mais qu'en est-il dans les villages ?
Mais la véritable question est celle que posait, il y a deux ans, M. Mahourou Kanazoe dans le quotidien burkinabè « Le Pays » en août 2008 : « A quoi sert l'indépendance quand on a faim ? »
L’auteur s’exprimait quand la crise de la vie chère était encore dans tous les esprits. Il écrivait : « Et voilà posée, dans toute sa cruauté, la question de la souveraineté alimentaire. Quelle fierté les Etats africains ont-ils à célébrer 48 ans (aujourd’hui, il s’agit des 50 ans ! - ndlr) d'indépendance quand ils ne sont pas en mesure de nourrir leurs populations ? … Il faudra recadrer les politiques agricoles, en rationalisant les stratégies et les moyens, au service des produits vivriers.»


De fait, le miracle n’a pas eu lieu. Les politiques agricoles n’ont pas été recadrées. La Confédération Paysanne, qui a fait 7 propositions à l’occasion de la vie chère, n’a pas été entendu. A mon sens, elles sont toujours valables. Aussi, nous les publions à nouveau. Au nombre de sept, elles se résument à un soutien consistant au secteur de l’agriculture et précisément aux producteurs.
1) L’accroissement de l’investissement dans le secteur agricole.
Au Burkina Faso, le niveau actuel d’investissement dans le secteur de l’agriculture doit être revu à la hausse et orienté vers les productions alimentaires. Nous parlons bien d’un investissement direct pour financer des activités agricoles au profit des producteurs et non des dépenses de fonctionnement des ministères en charge des questions agricoles.
2) L’accès aux intrants, aux équipements agricoles et aux produits vétérinaires.
Les intrants, les équipements agricoles et les produits vétérinaires sont des facteurs importants d’accroissement de la production agro-sylvo-pastorale. Or, au Burkina Faso, l’accès à ces facteurs traduit la grande souffrance des producteurs. Malgré certains avantages fiscaux accordés (concernant la subvention des tracteurs et motopompes), les intrants agricoles (engrais, semences, pesticides, produits zootechniques, etc.), les tracteurs et les motopompes ne sont pas à la portée des petits agriculteurs qui, jusque-là, ont produit 45% des richesses du pays. La facilitation de l’accès aux intrants doit commencer avec l’opération « 700 tracteurs » lancé par le gouvernement.
3) La baisse du taux d’intérêt du crédit agricole..
La disponibilité du crédit agricole s’entend par la baisse du taux d’intérêt qui est actuellement de deux chiffres, à un chiffre (7%) comme dans certains pays de la sous-région. Cette disponibilité passe également par la suppression de la TVA sur le crédit agricole et la mise en place de mécanismes adaptés à l’investissement agricole (conditions de garanties) et de penser à la garantie des risques liés aux activités de production et de commercialisation des produits agricoles.
4) Le rétablissement du système d’appui/conseil.Le démantèlement du système d’appui/conseil intervenu à la faveur du Programme d’ajustement structurel (PAS) a été d’une grande fatalité pour les producteurs burkinabè. Abandonnés à eux seuls, les producteurs perdent progressivement leurs capacités, tâtonnent dans les systèmes de production et se butent finalement à la baisse de la productivité. Pour parer à cette éventualité, l’Etat doit réinventer un système d’appui/conseil aux producteurs essentiellement basé sur l’appui aux filières agricoles et en concertation avec les organisations paysannes et d’autres acteurs de terrain.
5) Accompagner franchement la commercialisation des produits agricoles.
Pour permettre à chaque producteur de maîtriser sa filière d’amont en aval et pour permettre aux consommateurs d’accéder en permanence à la nourriture, l’Etat doit s’impliquer dans la commercialisation en facilitant la mise en place de circuits de distribution, en instaurant un prix minimum garanti et en assurant une meilleure jonction entre la production et le marché. Cette solution paysanne est possible dans la mesure où elle rejoint les propos d’un haut responsable du FMI qui pense que la résorption de la crise actuelle passe en bonne partie par un interventionnisme étatique dans les différentes économies nationales.
6) La protection du marché des produits agricoles et la promotion de l’intégration régionale.
Depuis 2002 et dans un élan de visionnaire, la CPF a toujours signalé le danger d’ouvrir nos frontières à des produits agricoles subventionnés à l’exportation. Même compétitifs à court terme, nous assurions qu’à long terme, ces importations allaient mettre à rude épreuve la souveraineté alimentaire au Burkina et en général en Afrique de l’Ouest. L’histoire et la crise nous donnent raison et nous permettent de saisir une opportunité pour inviter le gouvernement à accorder non seulement la priorité à la production, à la transformation et à la consommation des produits locaux, mais aussi à mettre l’accent sur sa participation à la construction de l’intégration ouest-africaine. Espace par excellence de production agro-sylvo-pastorale et d’écosystèmes diversifiés, l’Afrique de l’Ouest dispose d’un marché qui, fondé sur les complémentarités écologiques, facilitera les échanges de produits agricoles entre les Etats et garantira surtout une sécurité alimentaire durable à 255 millions de consommateurs.
7) La méfiance à l’égard des agro-carburants.
A l’heure où les agro-carburants sont identifiés comme partie intégrante des causes de la vie chère dans le monde, on constate qu’une faction de Burkinabè manifeste un engouement à l’endroit du jatropha. Elle encourage les producteurs à cultiver massivement cette plante et pense qu’elle peut réduire la pauvreté. La CPF recommande à tous les producteurs de la prudence et propose qu’une étude d’impact des biocarburants sur les ménages ruraux et sur l’environnement soit commanditée. »
DAO Bassiaka Et le président DAO Bassiaka de conclure : « En conclusion, les paysannes et paysans du Burkina tiennent et croient en ces mesures. Ils fondent l’espoir de les voir appliquer par l’Etat, les opérateurs économiques, les commerçants et les consommateurs. Elles sont incontournables pour assurer une souveraineté alimentaire au Burkina Faso où l’agriculture reste le principal moteur du développement. »

Le 16 octobre dernier, le ministre de l’agriculture, Laurent Sédégo, promettait « Très bientôt, nous ferons les états généraux de l’agriculture et de la sécurité alimentaire au Burkina Faso pour que l’ensemble des acteurs se donnent la main afin que nous puissions définir les voies et moyens pour atteindre très rapidement cette sécurité alimentaire ».
Nous attendons avec impatience ces « états généraux de l’agriculture et de l’alimentation . Avec la Confédération Paysanne du Faso, nous pensons que nous avons un besoin urgent « d’une véritable politique agricole et alimentaire » basée sur la pleine reconnaissance de la souveraineté alimentaire du Burkina Faso et de la CEDEAO.
Koudougou, le 11 décembre 2010
Maurice Oudet
Président du Sedelan
lundi 6 décembre 2010
Burkina Faso: Les producteurs de mangues se regroupent

Il s'est tenu le jeudi 11 novembre 2010 à Bobo-Dioulasso, une Assemblée générale (AG) constitutive pour la mise en place de l'Union nationale des producteurs de mangues du Burkina (UNPMB). Cette AG a connu la participation effective des différents acteurs de la filière mangue venus de cinq régions du Burkina. La cérémonie d'ouverture des travaux a été présidée par Pascal Benon, gouverneur de la région des Hauts-Bassins.
La production de la mangue était perçue jadis comme une activité de cueillette venant comme un appoint alimentaire. Aujourd'hui, on est à même de constater que la mangue occupe une bonne place dans les échanges commerciaux à travers les zones de production. C'est pour mieux organiser tout cela que s'est tenue à Bobo-Dioulasso le 11 novembre 2010 une assemblée générale (AG) avec pour objectif la mise en place d'une structure faîtière des producteurs de mangues.
Le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Pascal T. Benon, dans son mot d'ouverture, a félicité l'initiative des producteurs de mangues du Burkina de se doter d'un organe de représentation. Tout en remerciant le PAFASP (Programme d'appui aux filières agro-sylvo-pastorales), principal partenaire de l'UNPMB, le gouverneur a souhaité que cette organisation ne vienne pas seulement meubler le paysage institutionnel mais qu'elle soit le signe visible d'un engagement pour relever le défi de la production et l'exportation de la mangue.
Josias Zounzaola Dabire
Article tiré du Quotidien "Le pays" du 21 novembre
En cadeau, Peter Gabriel en hommage à Biko : Stephen Bantu Biko, dit Steve Biko, militant noir d'Afrique du Sud, une des grandes figures de la lutte anti-apartheid, est mort le 12 septembre 1977, à 31 ans, torturé et assassiné en prison.
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Des investisseurs saoudiens seraient prêts à prendre le contrôle de la production de riz au Sénégal et au Mali
La stratégie saoudienne visant à délocaliser la production alimentaire sera au cœur des discussions quand plusieurs chefs d’État et des délégations de hauts responsables des pays africains arriveront à Riyad pour une conférence de l’investissement, le 4 décembre 2010. Dans certains de ces pays, des investisseurs saoudiens acquièrent déjà des terres agricoles et commencent à mettre oeuvre la politique du Royaume. Les terres rizicoles d’Afrique de l’Ouest sont l’une de leurs cibles principales. De nouvelles informations obtenues par GRAIN révèlent que les hommes d’affaires les plus puissants du Royaume sont en train de négocier des transactions, au Sénégal, au Mali et dans d’autres pays ; ces transactions leur assureraient le contrôle de plusieurs centaines de milliers d’hectares des terres à riz les plus fertiles de la région et la production serait exportée en Arabie Saoudite. Ces transactions ne peuvent qu e saper dangereusement la sécurité alimentaire de millions de paysans et d’éleveurs et détruire leurs moyens de subsistance. Tout ceci se concocte à huis clos avec les gouvernements africains, sans que les populations concernées ou le grand public soient mis au courant.
Vous pouvez accéder à ce nouveau À contre-courant en français ici: http://www.grain.org/articles/?id=74
La version anglaise est disponible ici: http://www.grain.org/articles/?id=75
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